L’été de tous les délices épisode 2

Le soleil perce à travers les volets et quelques rayons isolés parviennent jusqu’à moi. Mes paupières s’entrouvrent, elles sont encore lourdes et ma vue pas encore nette. Il me faut quelques secondes pour réaliser que je suis chez Claire et non à la maison. En travers du lit, je suis complètement nue, un drap léger recouvre une partie de mon corps seulement. Je suis dans ma chambre qui n’est pas celle de Claire, je n’ai d’ailleurs pas élucidé ce mystère. À part le bruit des cigales, c’est le silence complet dans la maison.
Encore semi comateuse, j’essaie de me souvenir de la soirée d’hier. C’est flou, mes tétons endoloris et mon pubis sensible me rappellent cependant mes ébats charnels avec Claire. Je me souviens de la table de la cuisine, je me souviens d’avoir mangé et beaucoup bu aussi. Les trois B, Boire, Bouffer et Baiser. Même si avec Claire on ne bouffe jamais, on mange ! Et on savoure toujours des mets délicieux. C’est une excellente cuisinière et je sais que j’ai beaucoup de chance.

Je n’ai toujours pas bougé d’un millimètre, ma main caresse ma peau encore brûlante. J’aime cette sensation de pré ou post sommeil où tout est possible. Mon imagination est toujours très fertile dans ces moments-là. Mon ventre miaule, j’ai faim. Pieds nus, en culotte et juste couverte d’un déshabillé en coton, je descends pour petit déjeuner. Il n’est que 8h30, mais le soleil est déjà incroyablement chaud. Une légère bise assèche les pelouses mais ventile la ter race. Dehors la table est mise. Enfin, plutôt une assiette avec un petit mot à côté.

Bonjour Miya,
Je suis partie faire le marché.
Tu trouveras tout ce qu’il faut pour déjeuner dans la cuisine et dans le réfrigérateur.
Il y a aussi quelques fruits dans la corbeille sur la table.
À tout à l’heure.
Claire.

Un mot simple, efficace, à son image. Pas de chichi, pas de superficiel.

Un vrai bonheur que de pouvoir prendre son petit-déj’ à l’extérieur, le paradis ! La nature et moi en pleine communion. Elle avait même pensé aux figues, l’un de mes fruits préférés. Un véritable orgasme pour mes papilles de par son goût, son parfum et sa texture. Près d’ une demi-heure à me prélasser et à nourrir mon corps assoiffé et affamé. Cela faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé. La table nettoyée, la cuisine rangée, je décide d’aller me rafraîchir. J’ai ma salle de bain privée, avec une douche à l’italienne et toutes sortes de petits gels douche colorés aux odeurs fraîches et acidulées. La pluie ruisselante sur ma peau est exquise. Mon corps se réveille et se tonifie. Mes zones érogènes s’apaisent et en même temps se ré-énergisent.
Le doux jet frais de la douche sur mon entre-jambe n’est pas pour me déplaire. J’écarte les cuisses et profite de cette caresse matinale. Mon clitoris encore gonflé se réveille très vite et ma main vient le flatter doucement jusqu’à ce qu’il soit complètement enduit de cyprine. Le dos contre les faïences murales, je dirige alors le pommeau sur ma poitrine et caresse de mes doigts agiles mes grandes et petites lèvres. La sensation est douce et le plaisir crescendo. J’émets de petits gémissements de plus en plus rapprochés. Ma respiration se saccade, mon cœur s’accélère et je me laisse envelopper par l’orgasme. Juste parfait pour commencer cette belle journée. Je m’éponge, enfile mon maillot de bain, un mini short, mes lunettes, mon Panama et me voilà prête pour profiter du soleil. Ma tablette Kindle à la main, je m’installe sur une chaise longue au bord de la piscine. Je lis les aventures d’Alma la sorcière gaffeuse de Julie Derussy, un bien joli et espiègle personnage. Derrière mes Ray-Ban, protégée par mon chapeau, je suis happée par les bras de Morphée… Je m’assoupis très vite. Pendant que le soleil dore mon grain de peau déjà bien mate, je rêve et me retrouve avec Claire dans une soirée filles où je me fais dévorer tour à tour par ma chère et tendre et par de belles nanas plantureuses.

Le bruit des pneus de l’Audi dans les cailloux ne me perturbe pas un instant. Claire, les bras chargés, passe près de moi et va déposer ses achats dans la cuisine. Après s’être rafraîchie et lavé les mains, elle revient vers moi et vérifie si je suis réellement endormie. Elle m’observe amoureusement puis pose ses mains sur mes cuisses, pousse légèrement mon maillot sur le côté pour observer ma chatte. Mes lèvres sont encore gonflées. Elle est consciente qu’elle n’a pas été douce avec moi hier mais elle s’est terriblement régalée à me faire languir quelques heures. Claire adore mes baisers, il faut dire les choses. Elle aime la plupart du temps avoir le pouvoir, c’est orgasmique pour elle. Elle aime que je sois sa proie, sa soumise même, parfois. Mes lèvres sont imberbes, je m’épile intégralement, j’ai plus de sensations comme ça, particulièrement quand elle balade sa langue à cet endroit. À genoux, sans me réveiller, elle approche sa langue de mon sexe et commence à laper, comme si elle voulait réparer et réconforter cette petite chatte endolorie de la veille. Elle s’immisce dans chaque petit repli et se perd dans les méandres de chair. Elle récolte avec sa bouche les perles de sueur de mon entrejambe et les premières gouttes de ma sève d’amour. De légers petits spasmes commencent à faire vibrer mon corps qui se réveille. Je ne sais à nouveau pas trop où je suis mais j’ai terriblement chaud et voir Claire affairée à me sucer et à se délecter de mon sexe fait encore grimper la température. Mon abricot est mûr, juteux et mon amoureuse se désaltère avidement. Je gesticule de plus en plus, me cambre, bascule mon bassin quand Claire plonge ses doigts en moi. Ainsi remplie, mon périnée se resserre, mes abdominaux ce crispent et l’orgasme m’ emporte. Mon corps déborde de mouille et je suis au bord de l’évanouissement. Claire s’approche, m’embrasse, se déshabille, me prend par la main et nous sautons ensemble dans la piscine. Comme des gamines nous rions aux éclats. L’amour se lit sur nos visages, la plénitude, la joie aussi. J’admire le corps nu de ma belle. Il est puissant, réconfortant et pulpeux. J’aime ses seins, son corps est attirant, j’aime m’y lover, le caresser, l’aimer. Dans l’eau, elle m’enveloppe de ses bras et m’inonde de baisers. Ses yeux sont brillants, elle est excitée, elle m’attire vers elle. Contre le rebord de la piscine, j’insère ma cuisse entre les siennes et commence à me frotter contre elle tout en massant et léchant sa généreuse poitrine. J’aime avoir ce pouvoir sur elle, celui de la faire lâcher prise de lui faire oublier le reste. Habituellement dans le contrôle, j’aime lui montrer que parfois il est agréable de se perdre, de se libérer et de se relâcher. Je l’asphyxie de baisers, la possède de mes caresses et la baise avec ma cuisse. Elle perd pied, souffle puis gémit discrètement me regardant intensément.

– Bonjour jolie brune me dit-elle, tu as bien dormi ? Pas assez, vu dans l’état où je viens de te trouver, il va falloir que tu te remettes en forme car ce soir j’organise un dîner avec des amis.
– Ah oui ? Je les connais ?
– Non, je ne crois pas, certains vivaient à Paris avant et ont déménagé dans le sud, d’autres vivent à l’étranger et ne sont ici que pour les vacances.
– Super ! Je me réjouis.
– Par contre, ce soir, je veux que tu sois la plus sexy, je veux que tout le monde m’envie alors je compte sur toi !
– Oh toi… Tu manigances quelque chose…
– Pas du tout, tu me connais !
– Oui et c’est bien pour ça que je te dis ça !

Nous avons grignoté un truc à midi et j’ai mis la main à la pâte toute l’après-midi afin de l’aider un peu. Un vrai chef ! Je lui ai obéis au doigt et à l’œil. Vers 18 heures j’ai filé à la salle de bain pour me préparer. J’ai eu le temps pour réfléchir à la tenue que j’allais porter. Petite robe noire près du corps, simple mais échancrée pour dévoiler ma menue poitrine soutenue par un petit triangle de dentelles sans armature. Des talons hauts mettant en valeur le galbe de mes jambes et donnant l’impression d’une robe encore plus courte. Pas de culotte ce soir, Claire me l’avait interdit. Les cheveux lâchés, ondulés, l’oeil charbonneux, les cils gainés de mascara pour les épaissir et les allonger. Des boucles d’oreilles tombantes. J’étais à croquer. Il ne me manquait plus que l’avis de la patronne. Toujours au fourneau, elle laissa presque tomber le saladier quand elle me vit arriver. Je crois que ça me suffit comme validation.
À mon tour, j’ai mis la table et fis les derniers préparatifs avant que nos invités arrivent pendant que Claire se préparait.

Tout est prêt ! Claire fume une cigarette et admire la vue, moi je ne tiens plus en place et surtout, j’ai pris de l’avance sur l’apéro. Le téléphone me fait alors sursauter, Claire répond.
– C’est ça, dans le village au premier rond-point tu prends la première à droite ensuite tu continues jusqu’à la fontaine et tu prends le petit chemin sur ta gauche et tu montes, c’est la dernière maison en haut de la colline, celle avec les volets verts. À tout de suite !

Les premiers arrivaient…

– Bonjour Julie, toujours aussi belle !
Claire vient d’accueillir une superbe blonde, je ne sais pas trop d’où elle la connait. L’élégance naturelle elle s’approche de moi :
– Bonjour, c’est pour vous, j’imagine que vous êtes Miya.
– Oui c’est exact, merci, elles sont magnifiques lui répondis-je poliment en acceptant ce gros bouquet de fleurs tout à la fois coloré et odorant.
Les seconds à arriver sont Paul et Solange, des amis de longue date de Claire, elle m’a parlé d’eux à de nombreuses reprises.
– Enfin arrive Carole, tout aussi brune que Julie est blonde. La plus jolie de toutes à mon goût. Probablement d’origine indienne, elle a des cheveux de jais qui contrastent avec ses dents d’une extrême blancheur. Je pensais que nous serions plus nombreux mais l’un des couples prévu avait annulé ce matin à cause d’un de leurs enfants malade.

La fraîcheur gagne la colline. Paul et Solange se mangent le bec depuis leur arrivée, s’en devient agaçant. Julie et Carole se connaissent visiblement car elles sont inséparables et gloussent avec Claire depuis un moment. Je me sens un peu mise à l’écart quand Claire s’approche. Elle me tend un petit paquet et me dit d’aller m’équiper, me remerciant d’une petite tape sur les fesses. Isolée dans la maison, je découvre un oeuf vibrant sans télécommande bien sûr….
Qui va s’amuser avec moi, et à quel moment? Je sens que cette soirée va être surprenante et excitante !

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