Désir

Il est arrivé le moment où je ressens le besoin de sortir la plume pour t’écrire !

T’écrire ou écrire, je ne sais pas trop. Une myriade de choses dans ma tête sans savoir par où commencer. Faire le vide, faire abstraction de ce brouhaha qui m’entoure, fermer les yeux et me retrouver avec toi. Avoir le choix de l’endroit, du moment, de l’instant. Lequel choisir ? Le rythme s’accélère dans mes oreilles, les vibrations me gagnent, me transportent. Je suis dans tes bras. Nos corps ne font plus qu’un. Ma bouche est posée sur ta nuque, je ressens tes pulsations cardiaques, ta respiration rapide. Je m’accroche comme si j’allais tomber dans un énorme trou noir, emportée par ma frénésie. La tête me tourne. J’ai le goût salé de ta peau sur mes lèvres, dans la bouche, sur ma langue. La musique est plus forte, elle m’emporte maintenant complètement. Plus rien existe autour de moi. Nous sommes enfin seules. Je sens tes mains qui caressent mon dos et descendent sur ma croupe. La pulpe de tes doigts provoque le frisson, celui qui me parcoure l’échine et me cambre le corps. Ce n’est pas pour te déplaire. Tu palpes mes fesses, en dessine les courbes. J’aime me retrouver comme ça, tout contre toi, ne pas avoir envie qu’on nous détache, rester ainsi, sentir cette douce chaleur m’envahir, ce désir intense qui provoque des spasmes dans mon bas ventre. Mes mains saisissent ta nuque. Je veux plonger mon regard dans le tien. Me perdre dans tes yeux, arrêter le temps. Regarder tes cils, leurs fines pointes si délicates qui mettent en valeur la douceur de tes prunelles. J’aimerais connecter nos âmes, pénétrer ton esprit, nous libérer de tout et flotter, libres, légères, nous laisser porter. Ta bouche me happe. Tes lèvres frôlent les miennes puis se font plus pressantes. Ta langue s’invite, la mienne l’accueille. Commence alors un langoureux ballet érotique. Je n’ai plus faim, je n’ai plus soif, tu es celle qui me nourrit, me contente, me suffit désormais. J’aime sentir tes seins contre les miens, je ne peux m’empêcher d’osciller mon bassin pour me rapprocher toujours un peu plus du tien. Le désir me réveille, me saisit, il se propage dans mes veines et m’envahit. Il me pousse vers toi, me fait perdre pied, me rends indécente. Mon sexe coule sur le tiens. Je vois les perles de mon plaisir s’accrocher à la petite toison de ton pubis et glisser lentement entre tes lèvres. Tu as ce pouvoir sur moi, celui de stimuler la source qui va nous faire glisser dans un plaisir intense. Tes mots, tes caresses, ton regard sur moi m’euphorisent, m’excitent au point de sentir mes nymphes se contracter, s’humidifier encore pour t’accueillir. Le désir puissant de te sentir me toucher, me caresser, me pénétrer. Mon corps se prépare, s’écarte, rougit, s’échauffe.

Un appel à la luxure…

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