Destruction passionnelle

Je suis du sang, de l’eau, de la chair mais pas seulement….
Je suis née avec un putain de caractère, des petits seins et sous le signe du scorpion.
Tempérament de feu, passionnée, j’aime avec les tripes, j’aime baiser aussi…

Le sexe, cette chose qui est arrivée dans ma vie quand j’avais 16 ans et qui mélangée à des sentiments donne un cocktail explosif, soit disant l’amour… On ne m’avait pas prévenue…
Je suis tombée dans le piège, ô perverses sensations…

Ça commence par des compliments : Que je suis belle, que le sexe, que l’orgasme me sublime ! Des mots susurrés à l’oreille dans un moment de lâcher prise impudique, ma chatte offerte !
Des souvenirs d’Elle, j’en ai pleins, mais le jour où elle m’a dit je t’aime, en plein milieu de nos ébats, tout a basculé !
Oui, Elle ! En plus d’être complètement barrée je suis lesbienne. Et je me suis entichée d’une perverse narcissique. Le début de la descente aux enfers…

( Arrêt sur image : Son visage au dessus du mien, son souffle dans mon cou, son parfum enivrant, ses doigts au plus profond de moi, je hurle mon plaisir et Elle me dit je t’AIME )

Moment improbable où tu t ‘attends à tout sauf à ça !

Les mots j’y suis très sensible, une arme de destruction massive. Je les aime doux, intenses parfois crus aussi. Habituellement elle préférait plutôt me dire que j’étais sa petite salope.
Je crois que ça l’excitait tout autant que moi ! Sa salope à elle, celle dont elle pouvait disposer, celle qu’elle venait de posséder. Elle aimait le pouvoir qu’elle exerçait sur moi. Elle aimait me remplir d’objets, me faire languir pour me faire jouir plus intensément après. Je n’avais que peu d’occasions de la toucher. Son plaisir, elle le prenait principalement à travers moi. Me voir à sa merci la comblait. Possessive, jalouse, personne ne devait me toucher, ni même me regarder. J’étais sa propriété. Petit à petit j’ai arrêté de respirer, inondée de reproches. Je ne l’aimais pas assez, enfin pas comme Elle le voulait ! J’ai pris de nombreuses claques virtuelles, j’avais tellement mal que j’aurais préféré qu’elle me baise à mort, au moins j’aurais pu prendre mon pied en même temps !
L’amour a vocation d’unir, il commençait à me détruire….

Je ne sais pas trop comment je supportais ça. Très probablement parce qu’elle me faisait jouir comme personne avant elle. Parce qu’elle était pleine d’attentions paradoxales aussi ! Elle prenait soin de moi, aimait me laver après l’amour, m’enduire de crème. Me donner à manger aussi. Tout était érotique avec elle, chacune de mes respirations, chacun de mes pas, de mes mots.
La connexion parfaite entre deux êtres passionnés, fusionnels.
Une fusion malheureusement destructrice.
Ma cervelle violée de mots, ma colère s’amplifiait, mon sang approchait l’ébullition.
Plus je lui en voulais, plus elle s’acharnait et plus elle m’excitait. Je me souviens de ses reproches, de ses foudres qui s’abattaient sur moi et de mon sexe qui gonflait, ma culotte qui se trempait.
Peut-être pour m’apaiser, pour accepter, mon corps transformait le mal en début d’orgasme. Ses mots devenaient alors caresses charnelles et plaisir. Petit à petit j’en devenais dépendante, addicte à cette forme d’amour vache qui me détruisait un peu plus chaque jour.
Elle était devenue ma drogue dure. Il me fallait ma dose quotidienne de reproches, ma dose de violence verbale.
Et petit à petit nous détruisions ce qui devait être de l’amour.

Elle a finit par me quitter, lassée de son jouet, j’étais devenue une junkie, elle m’a laissée pourrir dans un coin, pensant que quelqu’un pourrait peut-être me sortir de là….

Aujourd’hui je suis toujours en désintox….

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